Lancement des journées « En as-tu vraiment le besoin? »

Matane et Gaspé, 23 novembre 2021.

Selon le Conseil québécois du commerce de détail, c'est près d'un Québécois sur deux qui réalisera des achats dans le cadre du « Vendredi fou » et du « Cyber Lundi ». Il y en a d'autres, par contre, qui décideront de boycotter la surconsommation et qui participeront à la Journée sans achats, qui a lieu le lendemain du « Vendredi fou ».

L’ACEF de la Péninsule invite les consommateurs de la Péninsule Gaspésienne, des Iles-de-la-Madeleine, de la Matanie et de la Matapédia à se demander durant la période du 26 au 29 novembre 2021 une question très importante quant à la surconsommation pour cette période : Est-ce que j'en ai vraiment de besoin?

Par cette initiative, le consommateur sera donc inviter à réfléchir sur ses habitudes de consommation, sur les besoins qu’il ressent versus les désirs qu’il ressent ou qu’ils sont indus par son milieu et finalement sur l’impact de cette consommation sur son environnement. En effet, il existe plusieurs impacts de la surconsommation qui nous est imposé pour soit cette période :

  • Surexploitation des ressources naturelles;
  • surproduction de déchets; 
  • pollution de l’eau, des sols, de l’air;
  • inéquité et injustice sociales (20% de la population mondiale détient 80% des richesses, délocalisation);
  • exploitation des ressources et des travailleurs des pays en voie de développement;
  • endettement record des ménages;
  • perte du sens critique, risque de dépendance à la consommation (achats compulsifs);
  • stress et anxiété liés aux dettes et au travail (travailler plus pour gagner plus);
  • malbouffe, conditions de travail dangereuses et non respectueuses. 

Omniprésente durant cette période, la publicité est le moteur de la consommation. Chaque jour et encore plus à l’approche des fêtes, le consommateur moyen est bombardé de publicités. Elles finissent par créer une confusion entre les besoins et les désirs.  Les Canadiens consomment à un rythme beaucoup plus grand que celui qui serait soutenable en fonction des ressources de la planète. Animaux et végétaux disparaissent à un rythme inquiétant, les sols arables s’épuisent, nos déchets polluent l’air, l’eau et le sol, le climat se dérègle au point de menacer la vie un peu partout sur Terre.  Nous devons impérativement réduire notre consommation. Alors pourquoi ne pas entreprendre cette cure de sobriété au moment où l’on cherche le plus à nous faire consommer ? Le message n’en serait que plus éloquent et les résultats plus exemplaires. Nous vous invitons donc à vous inspirer de cette proposition pour un trois jours sans achat ou avec des achats réfléchis et dont on a réellement le besoin. Mise en pratique dès maintenant, la simplicité nous épargnera non seulement des vendredis noirs, mais, et surtout, un avenir plus que sombre.